| A n’être jamais rien j’ai voulu tant de choses Et renaître à la vie comme une pluie d’amour Sur la route du temps dont le temps va son jour Et revoir l’inutile et ses métamorphoses ! Je n’ai su deviner, ni comprendre, ni voir, A peine – malgré moi – découvrir un baiser Aux lèvres de l’oubli dont mon cœur apaisé, Aujourd’hui, ne bat plus, ni ne veut rien savoir ! Je suis venu d’ailleurs comme ailleurs je m’en vais Chaque fois qu’un trottoir élague mon mensonge Il est la solitude au grotesque qui ronge Une main déformée quand la vie la dévêt ! Parmi les autres soirs et les matins frileux Comme à danser l’amour à l’aube d’un sourire Et parsemer ses morts à grands coups de soupirs Je divague mes riens quand – pour un rien – il pleut ! C’est une chanson douce, un vacarme et pourtant Le secret de ma vie ne tenant qu’à ce fil, A n’être jamais rien comme tout se faufile Aux pénombres des vies dont la vie se prétend ! Je vous ai tant aimés, vous qui passez par-là Comme un incognito dont l’outrance me blesse, Une plaie sur la vie quand chacun se délaisse Et qu’à n’être plus rien l’on ne dit pas cela ! |
mardi 27 décembre 2011
Aux lèvres de l’oubli
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